![]() ![]() | EXPOSITION ECUMES URBAINES: PIERRE-PHILIPPE HOFMANN - BOB VERSCHUEREN |
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COMMUNIQUÉ DE PRESSE GALERIE BUDA 09/05/2004 - 13/06/2004 Buda, une jeune galerie / maison à Asse, invite deux artistes bruxellois à mener dans l’intimité de son espace rénové une réflexion sur l’urbanisme belge. Dans l’exposition “écumes urbaines”, Pierre-Philippe Hofmann et Bob Verschueren engagent un dialogue, chacun avec leur propre démarche artistique, l’un par la photographie, l’autre par le biais de l’installation. Par une attitude qui peut faire écho à certains projets de Land Art ou de Spurensicherung, leurs travaux recensent les retombées visibles et invisibles des variations socio-culturelles sur la nature et le paysage. PIERRE-PHILIPPE HOFMANN Envisageant l'urbanisme comme une somme d'architectures individuelles, le travail de Pierre-Philippe Hofmann (°Bruxelles 1976) vise à transcrire par une abondance d'images photographiques l'impression que pourrait engendrer une traversée rapide et désinteressée de la Belgique. Néanmoins, le modus operandi se veut particulièrement contraignant puisqu'il fait suivre méticuleusement à son auteur le tracé de la frontière linguistique. Considérant ce choix comme un moyen plus qu'un positionnement revendicateur, l'artiste choisit de se soustraire, comme certaines personnalités du Land Art ont pu le faire, à une donnée géographique, historique et sociale, dépassant la perception subjective et intuitive du paysage. Cet axe permet de parcourir le paysage comme on consulterait un nuancier de couleurs, en suivant pas à pas les inflexions d'une topographie et d'une tradition architecturale. L'itinéraire offre également la possibilité de traverser la région côtière, la campagne, les banlieues de villes importantes et les vallées proches des Ardennes. Le premier volet de ce long cheminement documentaire se cantonne aux limites de Bruxelles, les frontières de la double capitale étant par ailleurs celles de deux entités communautaires distinctes. De toute évidence, il transparaît de cette attitude conceptuelle l'envie d'arpenter un environnement non remarquable, banal, presque sans intérêt et de nous en faire apprécier les images sèches et immobiles. Aussi, un dialogue peut-il naître de la confrontation entre les photographies et cette petite agglomération sans prétention, non loin de la frontière linguistique. BOB VERSCHUEREN Autour d’une réflexion approfondie sur le processus ininterrompu de construction/déconstruction en rapport avec l’architecture actuelle, Bob Verschueren (°Etterbeek 1945) a choisi de créer une installation qui soit un compromis entre construction de recyclage et installation végétale. L'architecture du quotidien ne ressemble pas à l'idée qu'on se fait de celle-ci. Alors qu'il est convenu qu'un bâtiment est né d'un coup de crayon sur la table d'un architecte, la réalité nous montre que nos banlieues sont une somme de constructions entremêlées à des déconstructions. Tout comme la nature se fait et se défait inlassablement: feuillages en devenir, feuilles en décomposition, troncs amputés, arbres déracinés, tout n'est que chantier perpétuel. L'installation présentée à Asse propose une métaphore de cette frénésie du travail. L'homme, part de nature, ne peut s'empêcher de céder au rituel selon lequel, inlassablement, il fait et défait les choses. Écumes urbaines regroupe le travail de ces deux artistes, Bob Verschueren et Pierre-Philippe Hofmann, autour d’une réflexion sur l’aménagement du territoire, les éléments vernaculaires, que l’on trouve en péripherie des villes. Texte : Veerle De Saeger / budA |