EXPOSITION

BENOÎT FÉLIX
CE QUI ARRIVE... TEKENEN? DESSINER?



INFORMATIONS PRATIQUES

Vernissage
dimanche 15/04/2007 à 14h

Exposition
du 15/4 au 3/6
de vendredi à dimanche de 14 à 18h
ou sur rendez-vous

galerie budA
Buda 14-16
1730 Asse
BELGIQUE
+ 32 (0)2 306 50 95
info@budart.be
www.budart.be












COMMUNIQUÉ DE PRESSE



GALERIE BUDA

15/04/07 - 03/06/07

Animée par sa sensibilité et son vœu de découvertes, la galerie Buda passe à nouveau la frontière linguistique et invite pour sa prochaine exposition, Benoît Félix, un jeune artiste namurois à investir ses murs. Sous l’appellation ‘papier’, la galerie présente un ensemble de dessins récents installés dans un contexte original. L’atelier de Benoît Félix qui se trouve dans l’ancienne salle d’attente de la gare de Lustin, a servi de modèle pour la mise en scène de l’exposition. L’intimité de la galerie-maison accueille donc une série d’essais et d’expérimentations réalisés préalablement au sein de l’atelier. Le résultat donne à voir un subtil collage de dessins, de lignes et de branchements organisé selon un choix personnel.

Dessiner, couper et coller sont certainement des mots-clés pour pénétrer l’œuvre de Benoît Félix. Il semble qu’une partie de « Pierre, papier, ciseaux » rythme la dynamique de son travail. Une coupe, un pli dans le papier suffisent à créer un nouveau dessin, voire une sculpture qui intégrerait par conséquent le vide et la troisième dimension. Le dessin devenant ainsi une sculpture qui, à son tour, se mue en installation. Les éléments picturaux se défient constamment, l’un étant alternativement médium de l’autre. Dans cette œuvre interdisciplinaire, l’ombre et la lumière sont, par leurs places dans l’espace, des hasards importants. Tout en confirmant le trompe-l’œil, ils offrent à l’absence une véritable valeur picturale. Ce qui, à première vue, est absent devient progressivement présent.
Exceptés des petits détails de couleur, quelques traces de peinture, d’encre de Chine et des pigments naturels, Benoît Félix travaille exclusivement avec le crayon, le papier, le cutter et les ciseaux. Ces dessins sont simplement épinglés au mur. L’aiguille et le fil, la coupe et le trait sont souvent présents dans son travail. Tantôt de manière abstraite, tantôt concrète. Cette œuvre ambiguë et pluridisciplinaire est loin d’être complexe. La spontanéité agrémentée d’une note d’humour et d’une subtilité toute en finesse traverse ses dessins.

A côté de cette collection de dessins, l’œuvre de Benoît Félix comprend aussi des sculptures linéaires qu’il nomme lui-même ‘lignes’. Il s’agit de croquis et d’expressions calligraphiques ou plus simplement de traits qui, découpés au cutter, sont intégrés dans un ensemble plus vaste. En parallèle, des installations végétales nommées ‘branchements’ forment une installation prenant structure avec l’environnement qui les accueille. A ce stade tri-dimensionnel, le trait et la spontanéité, alliés au minimalisme et au symbolisme, sont décisifs pour la mise en forme où le rien et le peu démontrent leur potentiel.

Après ses participations à la Triennale de Namur 2006 en septembre, et à l’exposition anniversaire « Du dessin à l’animation du dessein » organisée par la Galerie du Prêt d’Oeuvres d’Art (Bruxelles, Château Malou - Médiatine), Benoît Félix nous revient, ce mois de mars, de Rome, où son exposition personnelle dans la galerie Senzatitolo « Disegnare », se termine. Il sera également présent au printemps 2007 à Breda au Lokaal 01 et plus tard à l’espace Les Brasseurs à Liège (2008).

Texte : Veerle De Saeger / budA
Traduction : Arnaud Matagne